Le 10 des DYS (4ème partie)

Dans les efforts pour améliorer l’Enseignement chez nous (Bénin), rhétorique qui est en vogue aujourd’hui dans le monde de l’Enseignement et très à l’honneur chez les Politiques, il est ahurissant de constater à quel point les problèmes de méthodes sont négligés.

Les différences individuelles à l’école

Les problèmes administratifs qui découlent des différences entre les apprenants se font plus aigus. Un grand effort a été fait pour dispenser un enseignement spécial aux aveugles et aux malvoyants (en utilisant le braille) et aux sourds-muets et aux malentendants (en utilisant la langue des signes), mais les infirmités sensorielles moins accusées sont complètement ignorées.

On reconnaît de même les différences grossières dans les comportements moteurs. Et pour cela, on prévoit des écoles spéciales pour les enfants paralysés ou spastiques. Dans le même temps, on ne prête guère attention à des différences moins visibles, mais pourtant aussi fréquentes que variées. Ainsi, certains défauts sur le plan verbal, le bégaiement ou la dyslexie par exemple, qui devrait normalement donner lieu à des traitements spécialisés n’en bénéficie pas.

>> À lire : Le 10 des DYS (3ème partie)

En effet, on reconnaît trois grands profils d’apprenant. Certains apprenants sont des visuels et apprendront plus facilement à l’aide de textes écrits et d’images, tandis que d’autres sont des auditifs et réagissent mieux aux exposés, aux discussions ou aux enregistrements sonores. Quant aux apprenants dits kinesthésiques, ils doivent ressentir et toucher du doigt les choses pour en garder le souvenir.

Une cause de l’inefficacité du système

L’inefficacité de notre système d’éducation provient à certains égards et en premier lieu de notre échec à trouver une solution au problème de différences individuelles des apprenants.

>> À lire : Le 10 des DYS (2ème partie)

Que faire par rapport aux différences ?

Il y a lieu de se demander s’il s’agit d’une réalité d’origine génétique. Si c’est le cas, il serait indispensable de prévoir différentes méthodes d’enseignement. S’il s’agit plutôt du résultat des premières acquisitions au contact du milieu, il conviendrait d’envisager des manœuvres de correction. Par ailleurs, un agencement minutieux des contingences de renforcement réduirait sans doute considérablement les effets de telles différences.

Diana

Assistante sociale, Tutrice Orthopédagogue
Je suis une Assistante sociale Béninoise spécialisée en Service Social Scolaire. Spécifiquement, je suis Tutrice Orthopédagogue.

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