Le 10 des DYS (2ème partie)

«Non mais de toute façon, c’est même plus la peine d’ouvrir mes cahiers. Je ne comprends toujours rien. J’abandonne !»

Nos programmes éducatifs essaient maladroitement de remplir les enfants de connaissances, sans réellement chercher à prendre en compte l’importance de l’environnement ainsi que la plasticité cérébrale (processus de modification du cerveau au cours d’un apprentissage) des enfants.

Mes expériences avec les enfants « DYS »

J’interviens quotidiennement en Orthopédagogie auprès d’écoliers en difficulté d’apprentissage. Ces enfants sont des modèles de persévérance. Ils sont bien souvent placés en posture d’échec dans leurs apprentissages. En effet, quand l’enfant n’arrive pas à assimiler des notions au même rythme que ses camarades de classe, on dit de lui qu’il est fainéant.

>> À lire : Le 10 des DYS

Est-ce la faute des enfants « DYSférents » ?

Est-ce que l’apprentissage doit-être obligatoirement source d’inconfort, d’épuisement, voire de souffrance ? Je crois que NON. Ça ne devrait pas être le cas. Rappelons que nous sommes tous en capacité d’apprendre. Cependant nous apprenons tous différemment.

Il est d’une importance capitale de donner à tous une chance de réussir en s’assurant d’amener chaque enfant au maximum de ses capacités.

Que faudrait-il faire ?

Nous pouvons clairement changer la donne pour de nombreux enfants. Non pas uniquement en modifiant notre façon d’enseigner, mais en influençant très positivement le milieu au sein duquel les enfants évoluent, aussi bien le milieu familial que scolaire.

Nous avons donc comme mission, professionnels de l’éducation, d’agir pour prévenir, de sensibiliser, de former chaque intervenant aux spécificités d’apprentissage afin d’offrir à nos enfants la possibilité d’apprendre sereinement.

La posture de l’éducateur social

Au sein d’un tel environnement, le rôle de l’éducateur se transforme. Sa tâche principale n’est plus de tenir tout un groupe d’enfants, mais de créer des conditions propices à l’apprentissage et à l’épanouissement individuel et collectif des enfants.

Il prépare et sélectionne les activités qui lui semblent nourrissantes et pertinentes. Il s’assure que l’environnement de l’enfant soit ordonné et propre.

L’éducateur devient un facilitateur, un guide bienveillant, qui prend le temps de se mettre au niveau de l’enfant pour lui parler.

Conclusion tirée des accompagnements d’enfants « DYSférents »

En étant avec de tels enfants, une chose fondamentale m’a été révélée : on ne peut vraiment pas enseigner l’enfant. Il peut créer et former tout seul son intelligence et faire ses propres expériences.

On ne peut que l’assister dans son travail de créativité. Car, grâce à son intelligence plastique puissante, il emmagasine une grande quantité d’informations par le canal de ses sens.

Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genou pour aider un enfant.

Pythagore

Une grande exigence envers l’enfant implique une grande exigence envers soi-même.

Préparons pour les enfants, des environnements nourrissants et dignes de leurs grands potentiels.

Céline Alvarez, dans les lois naturelles de l’enfant

« Le mécanisme naturel d’apprentissage humain, particulièrement flexible et adaptatif dans les premières années de vie, qui embrasse et analyse sans effort la complexité du monde, est aujourd’hui l’objet d’étude très prisé des meilleurs ingénieurs internationaux, qui tentent, de recréer une intelligence artificielle aussi puissante et autonome. »

Diana D.

Psychopédagogue
Psychopédagogue et candidate au doctorat en psychopédagogie, je suis spécialisée dans le soutien scolaire spécifique destiné aux enfants présentant un trouble du neurodéveloppement (TND), une déficience intellectuelle ou des troubles du langage.

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