process de dépistage

Dépistage… Oui, mais…

Dernièrement, c’est ce qui est à la mode : sur tous les médias, dans toutes les conversations, on ne parle que de ça.
Dépistage par-ci, dépistage par-là… Bref, le mot est sur toutes les lèvres.
Bon, revenons d’abord aux fondamentaux.

Fondamentaux du dépistage

Le dépistage vise à détecter, parmi une population apparemment en bonne santé, les personnes présentant un risque plus élevé de contracter une maladie ou un problème de santé, afin qu’un traitement ou une intervention précoce puissent leur être proposés, réduisant ainsi l’incidence et/ou la mortalité associée à cette maladie dans la population. (Réf. : Screening: Evidence and Practice)

Il diffère du diagnostic précoce dans le sens où il est pratiqué chez des personnes n’ayant pas de symptômes, alors que le diagnostic précoce vise à détecter une maladie le plus tôt possible chez des personnes présentant déjà des symptômes.

Un test de dépistage n’est jamais exact à 100 % : il n’offre pas de certitude, mais seulement une probabilité qu’une personne soit à risque (ou non) pour la maladie concernée. (Source : Programmes de dépistage : guide succinct)

Ainsi, après un dépistage positif (vrai positif), un suivi médical rigoureux dans le temps est nécessaire pour confirmer le diagnostic et traiter précocement la maladie. En cas de résultat négatif (vrai négatif), il convient de poursuivre les mesures de prévention adaptées à la maladie concernée.

Recommandations pour quelques dépistages

  • Cancer du sein
    • Qui ?
      Femmes en population générale.
    • Quoi ?
      Mammographie (parfois complétée par une échographie ou une IRM selon le contexte).
    • Où ?
      Centres d’imagerie médicale ou de radiologie.
    • Quand ?
      Tous les 1 à 2 ans à partir de 40 ans. (Remarque : les recommandations varient selon les pays.)

>> À lire : Le Mois Coloré

  • Cancer de la prostate
    • Qui ?
      Hommes en population ciblée (le dépistage systématique de tous les hommes n’est pas recommandé).
    • Quoi ?
      Dosage du PSA sanguin (± Toucher rectal).
    • Où ?
      Cabinet de médecine générale ou de consultation urologique.
    • Quand ?
      Discussion individualisée à partir de 50 ans (ou dès 40–45 ans en cas de facteurs de risque : antécédents familiaux, ascendance africaine).

>> À lire : Novembre bleu

  • Cancer du col de l’utérus
    • Qui ?
      Femmes en population générale, ayant un col utérin.
    • Quoi ?
      Test de détection du HPV (prélèvement clinique ou auto-prélèvement).
    • Où ?
      Services de gynécologie ou de santé sexuelle.
    • Quand ?
      Tous les 5 à 10 ans à partir de 30 ans (ou tous les 3 ans par frottis cytologique si le test HPV n’est pas disponible).

En somme, que dépistons-nous exactement ?
Une question essentielle pour mieux comprendre les enjeux, les bénéfices et les limites du dépistage.

Dr. Mahunan

Data scientist en santé, Épidémiologiste, Médecin d’entreprise
Médecin béninois, titulaire d’un master en épidémiologie et interventions en santé publique, ainsi que d’un certificat d'université en science des données pour la santé mondiale. Actuellement en spécialisation en santé au travail, j’exerce à Cotonou (Bénin).

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